Soirée-découverte « Les Comores »
Samedi 28 mars, à partir de 21h et jusqu’à l’aube
Une touche de musique, une pincée de peinture, un soupçon de gastronomie, une bonne dose de danse… Tous les ingrédients seront réunis, samedi 28 mars 2009, pour s’évader aux îles comoriennes et découvrir une culture riche et métissée.
La culture et l’art comoriens vous seront servis sur un plateau doré… Il ne vous reste plus qu’à savourer…
Au programme :
21H30 Musique et danses folkloriques : Sambé, Shigoma, danse du Grand Mariage, récital de femmes « Maoulida Bandza »
22H30 Jeux de théâtre : « L’Afrique dans la main du diable », « Loin des parents »,
« Les danseurs »
21H-04H Exposition de peinture : exposition de l’artiste plasticienne comorienne Aida Sultan Chouzour (lauréate du WAPI 2009)
21H-04H Découverte de la cuisine comorienne : saboussa, riz au coco, plats à base de banane, viande et poisson grillés, sauces locales…
23H- 04H Soirée dansante jusqu’à l’aube…
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Les Comores : Carte d’identité
Situation géographique : Les Comores constituent l’un des plus beaux archipels volcaniques de l’Océan Indien. L’archipel se situe à 400 km au nord-ouest de l’île de Madagascar et à 300 km des côtes africaines, à l’entrée du canal de Mozambique.
L’ensemble de l’archipel représente une superficie de 2 033 km² répartis en quatre îles : la Grande-Comore (N’Gazidja), Mohéli (Mwali), Anjouan (Ndzuwani) et Mayotte (Mahore). Cette dernière est, depuis 2001, une "collectivité départementale" sous le statut français.
Richesses naturelles : l’archipel offre de nombreux trésors naturels : des plages magnifiques de la Grande Comore aux fonds marins de Mohéli, en passant par les montagnes verdoyantes d’Anjouan. Appelés « Iles aux parfums », l’air embaume le girofle, la vanille, le café et la cannelle…
Population et langues : la population de l'archipel des Comores s'est constituée à partir du métissage de populations africaine, arabe et malgache. Une importante communauté française de métropole est également installée à Mayotte. Trois langues officielles coexistent : le shikomor, le français et l'arabe. Le shikomor (apparenté au swahili de la famille bantoue) est parlé par plus de 97% des habitants même si des variantes dialectales existent selon les îles.
Les fêtes comoriennes
Comme de nombreuses sociétés bantoues, la coutume est un élément fondamental du tissu social et de l’appartenance à un groupe structure la vie sociale. Les fêtes traditionnelles rythment la vie des Comoriens et représentent des liens de solidarité. De la naissance à l'enterrement, ces cérémonies marquent les étapes importantes de la vie comorienne.
La cérémonie la plus prestigieuse est "Le Grand Mariage" que l'on appelle 'Aanda' en langue comorienne. Cette grande tradition donne à l’époux une ascension sociale et de plus grandes responsabilités au sein de la communauté. Par ses dépenses somptuaires, le Grand Mariage est souvent une grande source d’endettement pour les Comoriens.
La musique et la danse
De la vie à la mort, la musique et la danse rythment la vie du Comorien. Elles témoignent d’une grande diversité culturelle et des différents peuplements qui se sont succédé puis mélangés dans l'archipel. Lors des événements marquant les différentes étapes de l'individu, les genres musicaux diffèrent.

À sa naissance, le Comorien est accueilli par une sorte de berceuse : le “himbiya ikosa. A sa mort, il est salué par une chanson funeste : ‘idumbiyo’. Pour les cérémonies festives comme le Grand Mariage, différentes musiques et danses se succèdent. Parmi les plus connues, on peut citer le “bora”, dansé et chanté par les femmes, et le “twarab” (de l'arabe tariba : être ému) inspiré des orchestres égyptiens.
L'habillement
Très attaché à leur lignée, le Comorien respecte les costumes et surtout

les couleurs caractéristiques que leur village possède. La couleur d'un foulard de femme peut ainsi indiquer son île d'origine. Les détails des vêtements indiquent le niveau dans la hiérarchie coutumière (célibataire, grand mariage, hadj…). Une des pièces les plus originales des costumes des hommes est le « Kofia à trou » sur lequel des paroles du coran sont souvent cousues. Toutes les femmes sont enveloppées dans un pagne rouge et blanc appelé « Chiromani ».
La cuisine
Comme la cuisine créole, la cuisine comorienne est influencée par les cultures indienne, arabe, malgache et africaine. La viande ou le poisson sont parfumés des nombreuses épices locales: vanille, cardamome, coriandre, clous de girofle ou cannelle… Les aliments de base les plus consommés sont le riz, le manioc et les bananes plantains. La noix de coco est la base de nombreuses sauces.

Quelques spécialités : Madaba (riz et feuilles de manioc ou de taro pilées dans un mortier et cuites longuement dans du lait de coco), Ntsambu (noix séchées puis enterrées fermentées et cuites dans du lait de coco), Mkatra Siniya (gâteau de farine de riz et de lait de coco), Maélé na dzywa (riz accompagné de lait caillé, parfois sucré au miel).